Le petit glossaire du développement logiciel.

Technologie

MATHIS BENNY
Collaborateur
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Lorsqu’une idée veut prendre forme et quitter le stade de l’imaginaire, c’est la participation d’experts venant de domaines différents qui rend son élaboration possible. Dans le cas de Recursyve, les gens nous rencontrent pour entrevoir leurs rêves et leurs besoins s’échafauder devant eux, participant de près à chaque pierre posée à l’édifice. Que ce soit l’amélioration d’une application existante ou la création d’une nouvelle, nous trouvons avec brio et avec innovation chaque solution à son problème.

Pour passer de l’idée au monument, il faut s’entendre sur un sol commun. Ce qui n’est pas toujours facile, surtout dans le milieu du développement logiciel, où le vocabulaire technique est complexe. Si lors de rencontres avec des analystes logiciels, vous éprouvez un sentiment d’incompréhension devant un mot qui vous est inconnu, telle l’expression d’une langue morte retournée dans sa tombe, le petit glossaire à venir est parfait pour vous.

Algorithme.

Commençons par la base d’un logiciel. On vous a sûrement déjà évoqué lors d’une conservation de geek le fameux terme algorithme. C’est un mot souvent surutilisé et usé à toutes les sauces... Mais qu’en est-il vraiment?

Un algorithme est, selon le Larousse en ligne, « un ensemble de règles opératoires dont l’application permet de résoudre un problème énoncé au moyen d’un nombre fini d’opérations. » Un algorithme, c’est comme la recette d’un plat. C’est un bloc d’instructions qui se suivent et s’assemblent pour mener à l’élaboration d’une potentielle œuvre gastronomique… ou plutôt informatique!

Là où une recette simple est apprêtée par son cuistot, l’ordinateur encaisse le rôle de marmiton pour nous retourner le résultat escompté par son auteur-programmeur. Comme en cuisine, les possibilités sont infinies!

Dès l’entrée close, le prochain service.

Le front-end et le back-end.

Un point éminent du jargon informatique, surtout dans le contexte du développement d'applications, concerne le front-end et le back-end. Ces deux termes sont à la base d’une dichotomie remarquée dans le processus de fabrication d’une application.

Le front-end, comme son nom l’indique, agit à titre de façade pour le programme. C’est donc lui qui s’occupe d’afficher le contenu à l’écran, tout en réagissant aux actions de l’utilisateur. Dans le contexte d’une pièce de théâtre, on pourrait représenter le front-end comme l’ensemble des décors, éléments visuels statiques, ainsi que les acteurs qui, de leur côté, ont un contact étroit avec vous, cher public.

Quant au back-end, on parle alors de l’arrière-scène et c’est là que la magie opère. Le back-end est donc responsable de tout ce qu’on ne voit pas derrière la façade, principalement de la gestion de l’information renvoyée au front-end lorsque nécessaire. Le script en main, c’est le metteur en scène dissimulé dans les coulisses qui souffle les répliques aux acteurs pour ainsi assurer le bon déroulement de la pièce.

Attaquons-nous maintenant au plat de résistance.

Le framework.

Un terme peu emprunté lors des conversations courantes, mais essentielles dans la discussion du développement logiciel, le framework.

Le framework sert à tracer les grandes lignes lors de la création d’une application, servant de fondement au logiciel en formalisant les bases de construction établies. Tout comme les plans d’un architecte, il faut choisir le bon cadre pour répondre aux besoins du projet, tout en y ajoutant les prédilections des responsables de chantier. Établir de bonnes bases permet d’augmenter le rendement du projet et assure donc le bon déroulement de toutes entreprises logicielles.

L'API.

Encore un peu de place? Passons à notre prochain terme : l’API. Venant de l’acronyme Application Programming Interface, un API est un logiciel qui offre une ou plusieurs fonctionnalités à d’autres logiciels. Le but d’un API est d’offrir un « quoi » sans montrer le « comment ». Le meilleur exemple est l’authentification.

Certains logiciels offrent la possibilité, par exemple, de vous connecter avec votre compte Google sans utiliser l’authentification standard. Ledit logiciel utilise donc l’API de Google pour vous authentifier, sans pour autant avoir accès à l’ingénierie derrière la compagnie éponyme de Silicon Valley.

La base de données.

Et maintenant, le dernier service et non le moindre, les données. L’univers de la data prend tout son sens lorsque nous discernons leur destination. Dès qu’un formulaire est envoyé sur un site en ligne ou dès qu’un système se souvient de nous, il y a une base de données en arrière.

Selon Oracle, une base de données (BD) est une « collection organisée d’informations structurées, généralement stockées électroniquement dans un système informatique. » C’est donc une structure de stockage, imagée comme un tableau, où chaque entrée (une voiture, par exemple) représente une ligne et chaque information relative (années, couleur, etc.) représente une colonne.

La récursivité.

Pour terminer, nous tenions également à vous présenter notre terme chouchou, comme cerise sur gâteau et j’ai nommé, le concept de récursivité.

La récursivité est la théorie selon laquelle un procédé, une formule ou un algorithme peut se répéter, en principe, sur un nombre infini de phases, toujours en se basant sur les résultats obtenus précédemment. On observe ce principe majoritairement en mathématique, comme l’illustre la célèbre suite de Fibonacci, ou encore le flocon de Koch.

Dans un exemple plus concret, on remarque des modèles de la récursion (notion intégrante de la récursivité) dans le monde de la publicité, où une figure sur l’étiquette d’un produit tient, une représentation de ce même produit avec la même étiquette où l’on retrouve la même figure et ainsi de suite.

C’est tout pour ce guide, n’hésitez pas à l’apporter avec vous lors de votre prochaine rencontre avec des génies de la toile, juste au cas où.

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