Alice au Pays des Données.

Chroniques
MATHIS BENNY
Vulgarisateur en chef
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Alice a fait du chemin depuis ses dernières épopées au pays des merveilles à la fin du 19e siècle. Aujourd’hui, nos héros quotidiens côtoient un monde inconnu par plusieurs et tout aussi étrange : le monde du data. Malgré son authenticité, cet univers est crucial à notre réalité, car si le monde d’hier fut construit avec des briques, le monde de demain sera construit avec des données. Le temps file sur ma montre de poche, allons découvrir ensemble cette partie prenante de plus en plus réelle.

La chenille, le papillon et le lapin.

Dans un domaine au vocabulaire varié, définir les concepts clés nous sépare de l’imaginaire. Les trois grands rois du jargon des données sont l’information, le fait et la donnée. Pour ne pas confondre Humpty et Dumpty, voici quelques définitions pertinentes du Larousse :

Information : « Élément de connaissance susceptible d’être représenté à l’aide de conventions pour être conservé, traité ou communiqué. »

Donnée : « Représentation conventionnelle d’une information en vue de son traitement informatique. »

Fait : « Ce qui est reconnu comme certain, incontestable. »

Les données sont donc les valeurs grossières, sans contexte ni distribution, qui attendent impatiemment qu’on les transforme en informations. Le chiffre 7 laissé à lui-même est une donnée, mais le 7 de cœur au sein d’un jeu de cartes, tombe dans la catégorie informationnelle. Pour ce qui est des faits, c’est un concept qui s’applique moins à l’informatique, mais qui amène une notion de certitude. Les roses sont rouges, les violettes sont bleues, deux informations c’est bien, mais un fait c’est mieux ! #FACTS

Le thé est dans ses feuilles.

Une notion intéressante dans le monde des données est le concept de métadonnées. Une métadonnée, qui se traduit littéralement par une « donnée de donnée », est une donnée supportant une autre donnée en la caractérisant. Le thé par exemple, Earl Grey, se rattache à un ensemble de données relatives concernant sa provenance, sa date de cueillette, son poids, sa couleur, etc. On peut donc associer une donnée à plusieurs autres pour établir son contexte initial et sa définition. Les métadonnées sont souvent considérées pour vérifier la source d’une photo par exemple, où les données de l’illustration peuvent nous renseigner sur la date et l’endroit où elle a été prise.

Le terrier sans fin.

Dans un autre ordre d’idée, nous savons que les données peuvent prendre plusieurs formes (numérique, textuelle, audio, vidéo, etc.) et que nous produisons une certaine quantité de données en voyageant sur les réseaux sociaux ou en utilisant la toile, mais une question demeure : qu’advient-il de cette énorme quantité de données ? Ce ramassis d'éléments divers s’appelle en anglais le big data (mégadonnées en français). C’est le flot continuel d’un volume impressionnant de données diversifiées, et ce à un rythme effréné comme Alice, qui lors de ses aventures, tombe dans un terrier de lapin et se voit entourés d’objets aussi insolites les uns des autres en amorçant sa descente. Il existe les cinq « V » du big data, qui permettent de mieux le définir et de mieux le comprendre : Volume, Vitesse, Variété, Valeur et Véracité. Volume, pour la quantité de données et son inflation; Vitesse, pour la récolte en temps réel de ces donnés; Variété, pour les multiples formes qu’elles peuvent prendre; Véracité, concernant la fiabilité et la justesse des données; et Valeur, leur étiquette en valeur mercantile. Ces termes sont toujours d’actualité quand on considère une quantité astronomique de données pareil. Les experts et les débuts d’intelligences artificielles tentent de débusquer les secrets de ces afflux massifs de données, en les analysant continuellement et en tentant d’y avoir du sens, pour ainsi en déduire des prédictions et des modèles sur l’avenir de notre monde… En finance, on l’utilise pour prédire le cours des actions; en assurance, certains modèles tentent d’y voir plus clair dans la prime associée au risque que représente une demandeuse. En tech, on tentera souvent de vous recommander des contenus qui vous feront réagir tels que font Netflix, Facebook, Instagram, TikTok…Et vous pensiez que seule la folie du chapelier était sans limites ? Les mégadonnées ont définitivement leur part du gâteau.

De l’autre côté du miroir.

Dans le développement logiciel, la capacité des outils et des technologies à se métamorphoser sous nos yeux est une réalité de tous les jours. Les devs n’ont pas froid aux yeux à se lancer dans un univers aussi vaste que celui des données. La vérité, c’est que tous et chacun sommes confrontés à ce monde grandissant. Telle Alice, qui, lors de son réveil à la fin de l’histoire, se souvient de chaque détail de ses aventures pour se faire une nouvelle tête sur le monde qui l’entoure. Les données se souviennent également et nous aident, à leur façon, à rendre la navigation des technologies plus facile et surtout, plus magique.

En espérant que cet article vous a permis de mieux comprendre le monde des données, pour vous, de l’autre côté de l’écran, de l’autre côté du miroir. . .

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